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Radio Ga Ga [Esther]
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Hell is empty and all the Devils are here
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MessageSujet: Radio Ga Ga [Esther] Sam 22 Oct - 0:25
« LUCIFER, reviens ici tout de suite ! »

S’exclama-t-il au chat blanc qui sautait de meubles en meubles avec une rapidité redoutable. Mammon, lui, flippait juste parce que la fenêtre était ouverte et que si l’on disait que les chats tombaient toujours sur leurs pattes, il doutait que Lucifer survivrait à une chute de vingt étages. Il avait déjà essayé. Avec un autre chat. Dans le doute. Le problème, c’était qu’il était sans doute beaucoup trop gentil avec ce félin, et que chez lui une engueulade se terminait en séance câlin. Globalement, il adorait les chats. Ce chat là encore plus particulièrement. Attrapant l’animal au vol alors qu’il s’approchait dangereusement de la fenêtre, le démon fit un gros câlin au félin tout en refermant la fenêtre. Oui, Daniel Andrews, un des plus grands traders de la planète, avait un doudou. Un doudou vivant. Son chat. Et autant dire que le félin était traité en maître. Enfin, en maîtresse. Mammon n’avait pas tilté tout de suite que c’était une femelle. Tant pis pour le nom.

Un « bip bip » régulier attira son attention et obligea le démon à lâcher son doudou pour aller voir son téléphone. Mammon ouvrit grand ses yeux bleus. Mais qu’est-ce qu’elle était en train de… ? Daniel plissa les yeux, contrarié, avant d’enfiler son long manteau noir et de sortir de son bureau en prenant bien soin de vérifier que tout était fermé, et que le chat aurait encore de quoi se nourrir un quelques heures. Fermant le bureau à clé, il fit un signe de tête aimable à ses employés – pas besoin d’être odieux avec eux, ils avaient encore plus peur lorsqu’il était sympa - et prit l’ascenseur où une stagiaire avait déjà pris place. Visiblement timide, Mammon s’amusa à lui faire un grand sourire pendant tout le trajet. Pas vraiment besoin de se forcer, le jeu lui plaisait follement. La pauvre. La manœuvre n’avait absolument aucun sens, n’aurait aucune conséquence, ne la pousserait certainement pas l’Enfer, mais il n’y avait pas de petits plaisirs.

En se dirigeant vers l’est de Londres – à pied, pour une fois -, Mammon prit soin de prendre deux cafés, un pour lui, un pour Lilith, et de regarder le reste du cours de la bourse. Globalement, tout allait pour lui, comme c’était à peu près toujours le cas. Il n’avait fait la tête que peu de fois, c'est-à-dire pour l’arrivée de Marx, et un peu pour la crise des subprimes et le Brexit. Oui, il avait fait la tête pour le Brexit, et il ferait sans doute la tête aussi si Trump arrivait à la tête des Etats-Unis. Si cela arrivait un jour, Mammon se retrouverait face à un léger dilemme. Le premier, laisser un taré foutre le bazar, et donc envoyer indirectement un certain nombre – conséquents – de gens en enfer. Le second, laisser ce taré bousiller son joujou. Pas touche à Wall Street. Restait à savoir ce qu’il ferait à ce moment là. Pas comme s’il risquait grand-chose au final. Même disgracié, il était quasi intouchable.

Montant les escaliers de l’Eden – il avait adoré le nom donné par Lilith à son agence – il fit un signe de tête et un grand sourire charmeur à une mannequin émaciée au possible, puis alla directement vers les couloirs de la direction. La réceptionniste le laissa passer sans broncher, ce à quoi Mammon réagit avec un tout aussi grand sourire que le précédent ainsi qu’avec un salut enjoué. Daniel Andrews avait une tout  autre façon d’aborder les individus l’entourant que Lilith. De façon ironique, on lui donnerait le bon Dieu sans confession et il était rarissime qu’il hausse la voix ou perde sa bonne humeur légendaire. Ca n’empêchait pas ses employés et collaborateurs d’être, au mieux intimidés, au pire terrifiés. Les moins touchés montaient en règle générale rapidement en grade. Puis  il les virait en faisant en sortes qu’ils soient acceptés dans d’autres grandes boites. Pas par altruisme, fallait quand même pas déconner. Mais parce que s’ils restaient, ils voudraient forcément le bouffer et il devrait donc sans débarrasser, mais s’il s’en débarrassait il se retrouvait sans adversaires avec qui jouer, et c’était beaucoup moins rigolo. Lilith, elle, était plus tyrannique.  Il plaignait vraiment les pauvres filles voulant devenir ses mannequins. Fallait vraiment être soit masochiste, soit taré.

Il n’empêche qu’il aimait bien Lilith. Il l’avait toujours apprécié, même à l’Eden. Elle aurait pu tellement bien tourner s’ils avaient été moins stupides, là haut. Au lieu de ça, ils l’avaient juste contrariée. Du coup, il s’était retrouvé sans pote à l’Eden, et il avait préféré aller se battre avec Lucifer parce que ça promettait un peu d’amusement. Depuis, eh bien… Ils avaient bêtement continués à être potes. De très vieux amis. Qui peuvent avoir tendance à se ressembler et à se rendre des services de temps en temps. Egal à égal quoi. En Enfer, on ne pouvait pas dire qu’ils avaient des situations peu enviables, sur Terre aussi d’ailleurs. Et une nouvelle fois, ils s’étaient mis d’accord sur une chose : l’Apocalypse, c’était totalement dépassé. Par contre, ils allaient avoir besoin de se mettre sur la même longueur d’ondes pour quelque chose d’autre. Voyant qu’elle n’était ni dans les couloirs, ni avec les mannequins, le démon alla taper à la porte de Lilith, puis passa la tête par l’entrebâillement avec  un grand sourire avant de rentrer plus directement quand il eu la certitude que personne n’était dans le bureau. Mammon désigna les deux cafés qu’il avait à la main.

« Salut Esther ! Je t’ai pris un petit truc pour toi en passant ! »

Dit-il toujours le sourire aux lèvres et en lui tendant le café en sa direction.  Il n’était pas si rare que les deux démons débarquent à l’improviste dans le bureau de l’autre, surtout depuis les derniers événements, mais il avait tout de même envoyé un SMS avant d’arriver.  Autant commencer doucement. Après plus de deux millénaires sur Terre, il avait eu le temps de comprendre comment tourner une négociation à son avantage. Déjà, ménager son interlocuteur. Le café, il savait que c’était exactement comment elle l’aimait. Et puis, pas la peine de la braquer, il savait qu’elle était nettement plus pénible quand on était trop abrupte. En outre, la brusquerie ne faisait pas partie de ses méthodes. Il préférait partir d’un ton badin.  

« Je suis en train de chercher des anges qui pourraient être de notre côté, et je crois que j’ai peut-être trouvé une piste… Je te tiens au courant quand elle aura aboutie. Et toi ? »

Oui, il préférait carrément commencer par l’Apocalypse, à voix basse pour être sûr que personne n’entendrait, parce qu’il était à peu près sûre que comploter la mettait de bonne humeur. Qu’elle risquait de perdre assez vite, du genre dans les prochaines minutes. Pour le moment, il se contentait juste de garder son sourire aimable dont il ne se départissait à peu près jamais, finalement.


Dernière édition par Daniel Andrews le Sam 19 Nov - 12:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Radio Ga Ga [Esther] Mer 26 Oct - 20:43





❝Radio Ga Ga❞
Mammon & Lilith
Je sentis une légère vibration sur mon bureau. Je redressai doucement mes yeux de ma feuille pour les diriger vers mon téléphone portable qui venait de vibrer. Je pris ce dernier pour me rendre compte que j’avais reçu un message de Mammon. Il semblait vouloir passer. J’avais donc reposé le téléphone, ne jugeant clairement pas utile de répondre, car il allait arriver. Lui et moi, il nous arrivait de nous rendre visite de manière improvisée, mais depuis que les téléphones existaient, il était clairement plus facile de communiquer et d’annoncer sa venue. Voilà encore une très belle invention dans ce siècle parfait. Je reposai mes yeux sur mon ordinateur, pianotant calmement sur le clavier, car je finalisais une transaction avec une des nombreuses marques de mode. Il fallait bien avouer que je n’aimais pas trop la paperasserie et c’était pour cela que j’engageais des secrétaires, mais parfois, voir même souvent, il y avait des affaires qui demandaient mon approbation et ma signature. Et donc, j’en revenais souvent au même point, en réalité… A quoi me servaient donc ces fameuses secrétaires que je payais généreusement. Si, si, généreusement. Elles ne subissaient déjà pas continuellement ma mauvaise humeur, c’était déjà ça de pris, non ?

Quoi qu’il en soit, j’espérais sincèrement qu’il s’agissait du dernier dossier, car je sentais que j’allais devenir folle. Lorsque ce dernier fut terminé, je fis un grand soupire en voyant qu’il m’en restait encore trois à ratifier. Je passai une main dans mes cheveux en fermant les yeux quelques instants avant de sortir un dossier d’un des tiroirs de mon bureau et d’y regarder alors que quelqu’un venait de frapper à la porte. Aucune réponse de ma part, car je savais bien qu’il s’agissait de Mammon. J’avais demandé à ce que personne ne me dérange. Mes employés n’auraient jamais osé venir me déranger, pour le coup. Je le laissai donc entrer sans même jeter un regard à sa personne. Je relevai par la suite mes yeux lorsqu’il disait qu’il avait amené quelque chose pour moi et que je pouvais sentir l’odeur du café. Je fis un léger petit sourire à Mammon en tendant ma main pour me saisir de ce dernier.

« C’est Lilith, Mammon. Nous sommes seuls. » Dis-je en venant sentir la bonne odeur qui s’y dégageait avant de boire une gorgée de cette boisson. Il était comme je l’aimais. Mammon savait très bien comment j’appréciais mon café et tant de générosités cachaient souvent quelque chose… Mais je restais plutôt silencieuse à ce niveau-là. J’écoutais donc ce qu’il avait à me dire en posant mon café sur mon bureau, reposant mes yeux sur les dossiers que je ratifiais de ma plus belle écriture.

« Des anges ? Tu es sérieux ? Depuis quand devrais-je faire confiance à un ange ? »
Demandais-je en relevant doucement mon regard dans sa direction. Il savait que je détestais les anges, et ce, même avant de devenir celle que j’étais aujourd’hui. Je me souvenais encore, comme si c’était hier, de ces fichus emplumés qui voulaient me raccompagner au Jardin d’Eden, comme les bons toutous de leurs Créateurs… Après, en prenant un peu de recul, il est vrai que les anges pouvaient être utiles dans certaines situations. « Et… Non… Je veux que tu me mettes au parfum maintenant. » Dis-je avec un petit sourire en lui indiquant le fauteuil en face de moi pour qu’il puisse s’installer.




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MessageSujet: Re: Radio Ga Ga [Esther] Sam 19 Nov - 13:36
Une teinte amusée vint colorer son visage quand elle montra son aversion pour les Anges. Lui n’avait pas autant de scrupules à ce niveau là. Quitte à tromper, manipuler, truander dès qu’ils auraient le dos tourné, si un ange pouvait lui être utile il n’hésiterait pas. Dans un sens, si l’Ange était consentant et désobéissait au Grand Coincé de façon volontaire, ça l’arrangeait encore plus. Ca lui ferait moins de truc à calculer.  

« Lucifer et moi étions des Anges. Et pourtant… »

Dit-il en finissant sa phrase par un grand sourire. Se méfier était inévitable. Mais en temps de crise, le mieux était encore de se trouver le plus d’alliés possible. S’installant sur le fauteuil désigné par Lilith, Daniel joint ses doigts les uns contre les autres en regardant la démone en face de lui.

« Je ne suis pas du genre à vendre la peau de l’Ange avant de l’avoir tué, très chère. Mais sache que tu seras clairement la première à être informée dès que j’aurais du concret. »

En même temps, il serait stupide de se priver d’une collaboratrice comme Lilith. Même s’il lui arrivait de faire des choses qui, de tout évidence… Mammon inspira à fond. Certes, c’était très amusant de comploter, encore plus avec elle. Mais ce n’était pas pour ça qu’il était ici. Il ne voyait pas trop comment enrober la chose pour qu’elle passe mieux. En fait, il avait la sensation très nette que c’était parfaitement impossible. La détaillant rapidement, Daniel se demanda ce qui avait bien pu se passer dans sa tête quand elle avait décidé de faire ce foutu transfert d’argent sans se cacher. Peut-être qu’elle avait été trop occupée à martyriser ses employés. Peut-être qu’elle s’était dit qu’il pourrait le cacher. Peut-être qu’il allait falloir qu’il lui donne un cours beaucoup plus approfondit sur la finance, voir lui faire visionner au moins deux ou trois fois Le loup de Wall Street pour lui faire comprendre qu’eux aussi pouvaient se retrouver avec le FBI aux fesses. Ils étaient immortels, certes. Ils n’iraient très certainement jamais en prison, certes. Mais ce n’était clairement pas le moment de se montrer.

« Bon, Lilith, je dois t’avouer que je ne suis pas du tout là pour parler de l’Apocalypse. Nous avons un problème un peu plus urgent dans l’immédiat. Le trader marqua un pause, toujours aimable mais clairement moins souriant. Il n’avait pas peur d’elle, mais il n’aimait pas tellement les conflits ouverts. Pas son style. Tu vois Anthony Weiner ? Il était super brillant, il avait toutes les chances de faire une brillante carrière, et pouf, voilà qu’il n’utilise pas sa messagerie privée et qu’il envoie une photo de son paquet sur Twitter. »

La fixant toujours, le démon inspira et prit une gorgée de son café en attendant qu’elle digère ce qu’il venait de lui dire, même s’il devait avoir l’air d’être en train de péter les plombs. Peut-être qu’elle était en train de penser que l’abus de chiffres l’avait rendu dingue. Ou la coke. Ou le café. Ou les poils de chat.  Mammon retint un gloussement à cette pensée. En fait, de l’extérieur, tout ceci devait sembler très drôle.

«En fait, il faut que tu visualises une petite pierre. Un tout petit, tout petit caillou. Et derrière ton caillou, il y a une montagne tellement grande qu’il faudrait au moins cent ans à un oiseau pour arriver à son sommet, puis encore cent ans pour en  revenir. Donc tu penses bien que ton caillou, il ne pourra pas cacher ta montagne.»

Oula, mais il était en train de devenir extrêmement métaphorique là, non ?  Il n’était même pas sûr que cela veuille dire quelque chose.  Se levant brusquement, sa mine aimable disparue pour laisser place à quelque chose de beaucoup plus ahuri.

« Lilith bon sang, c’était quoi ce virement super louche de 20 millions de livre à un organisme inconnu au moins tout aussi louche ?  S’étrangla-t-il, visiblement consterné. Même moi j’ai du mal à cacher un truc pareil, encore un truc dans ce genre et tu te fais griller, et moi aussi par la même occasion, et c’est pas tout ça mais ce n’est pas du toutle moment ! »

Ah, ca faisait du bien une fois que c’était sorti. D’un coup très sérieux, il posa ses deux mains sur le bureau de la démone en face de lui.

« Je suis vraiment favorable à cacher tes trucs louches. Je te rends service, tu me rends service, c’est bon pour nos affaires à tous les deux. Mais  quand tu as besoin de faire ce genre de choses, c’est pas sur un compte officiel, et le mieux c’est avec au moins une partie en liquide, merde ! »

Mammon écarquilla les yeux quand il se rendit compte qu’il avait dit un gros mot. Lilith et lui le savaient, ce n’était pas dans ces habitudes. A ce niveau là, il était aussi coincé que certains britanniques pouvaient si bien l’être.  Se rasseyant, il prit un petit temps pour se calmer, puis son air aimable revint sur son visage, ainsi que son habituel sourire en coin. Du calme Mammon. Il y a bien pire dans la vie que les aberrations financières. Il y à la fin du monde aussi. Quand bien même déjouer cette dernière serait plus difficile avec Scotland Yard aux fesses. Il espérait vraiment qu’Odin savait au moins garder son petit oiseau à sa place.

« Ne le prend pas mal Lilith. Tu es une brillante femme d’affaire et tu es au moins tout aussi fourbe, c’est à se demander comment tu as fait pour naître d’une espèce de grande boule lumineuse métaphorique. Mais je crois qu’il faut vraiment que je te donne des cours de finances appliquées. »

Termina-t-il en secouant vivement la tête. C’était important ne serait-ce que pour ses nerfs.
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