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Une histoire de chats [Akila]
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Hell is empty and all the Devils are here
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MessageSujet: Une histoire de chats [Akila] Mer 2 Nov - 0:51
Son chat sur ses genoux, Daniel  Andrews fusilla brièvement du regard le chauffeur de sa limousine, qui ne broncha pas plus que ça. Etrange. Être de mauvaise humeur lui arrivait suffisamment peu souvent pour que l’on prenne ça très au sérieux quand cela se parvenait. Peut-être ne l’avait-il pas vu. Toujours était-il que, coincé dans les embouteillages comme ils l’étaient, il ne pouvait pas faire grand-chose. Sauf s’il se téléportait, mais il imaginait que les membres de la clinique animalière trouveraient ça fort bizarre, aussi sérieux l’état de son chat pouvait-il être.  Ce dernier ronronnait faiblement sous ses caresses, toujours aussi fébrile. Le félin était déjà bizarrement calme la veille au soir et ce matin là, il avait presque totalement arrêté de bouger.  Mammon l’avait tout de suite prit dans ses bras avant de descendre en courant vers sa limousine –les voisins avaient hallucinés de voir ce grand bonhomme d’habitude si poli et élégant se ruer comme un taré vers la sortie avec un matou blanc dans les bras –, et le voilà. A envisager de transformer toute la circulation londonienne en lémuriens. Mais il se devait de rester discret.

Arrivant enfin devant l’animalerie, le démon sortit en trombe du véhicule, le chat dans les bras et évitant de justesse les passants autour de lui – et encore,  seulement pour éviter à son félin des soubresauts trop violents.  Il aimait bien les humains, mais il y avait des priorités dans la vie, comprenant la Bourse, Abba, et Lucifer. Pas l’ange déchu bien évidemment, il s’était prit la tête avec lui récemment.  Se ruant dans les couloirs de la partie clinique, Il tomba sur une infirmière qu’il interpela.

« Mon chat ne bouge plus ! »

S’écria-t-il, visiblement inquiet. On était extrêmement loin du démon distingué et toujours tiré à quatre épingles, mais on parlait de son chat là. Après cinq minutes passées à essayer de lui expliquer que son cas était manifestement urgent, la femme prit ses papiers ainsi que l’animal, qu’il regarda s’en aller avec émotion. Comme l’infirmière l’avait dit, c’était sans doute rien de grave. Mais il ne pouvait tout de même pas s’empêcher de s’inquiéter. Mammon tiqua à cette pensée. Un prince démon extrêmement dangereux… qui ne supportait pas l’idée que son chat ait choppé la grippe. C’était officiel, il avait définitivement passé un peu trop de temps avec les humains.

En se retournant, son regard se posa sur son costume, contaminé de toute part par les poils de chat. Soupirant doucement – c’était du Armani quand même, un peu de classe s’il vous plait – le démon se mit en marche vers la salle d’attente en nettoyant de la main les poils indésirables quand il se sentit heurter quelqu’un. Mammon se redressa en faisant un petit signe de la main désolé. Poli en toute circonstance, ses démonstrations de sentiments avaient tout de même des limites et dès que son chat avait disparu de son horizon il s’était empressé de remettre son masque d’homme d’affaire distingué.

« Oh pardon toutes mes excuses, je ne regardais pas devant moi. Je ne vous ai pas fait m… Mammon s’interrompit  quand son regard se posa sur le visage de son interlocutrice. Il avait l’impression de l’avoir déjà croisé. Excusez-moi si je vous parais grossier, mais ne nous serions-nous pas déjà vus ? »

Le démon réfléchit rapidement. Il lui semblait qu’il l’avait peut-être évitée de justesse en courant lorsqu’il était arrivé, mais la sensation lui paraissait plus vieille que ça. Quand il comprit, ses yeux s’écarquillèrent et un grand sourire à la fois ravi et charmeur étirèrent les commissures de ses lèvres.

« Si… Ou en tout cas moi je vous connais. »

Dit-il doucement sans se départir de son sourire et de sa mine entendue. Bastet. Ou Sekhmet, selon la personnalité à laquelle il avait à faire. Ces égyptiens étaient définitivement compliqués. Il ne doutait pas qu’elle comprenait également à quelle race il appartenait, n’importe qu’elle créature surnaturelle pouvait sentir qu’il était un démon de façon équivoque – et un très vieux, par-dessus le marché. Il n’avait pas encore tenté de l’approcher. Déjà parce que ce n’était pas forcément la divinité païenne la plus encline de façon naturelle à vouloir empêcher l’Apocalypse. Sekhmet n’était pas connue ni pour sa magnanimité, ni pour son pacifisme. En revanche, Bastet… Il faudrait voir à quel point il pourrait discuter avec elle. Et surtout, à quel point il pourrait la convaincre pour que ce soit suffisant à ce qu’elle contraigne l’autre personnalité. En cette période troublée… Ce n’était pas gagné. Mais un trader et homme d’affaire comme Daniel Andrews n’était pas du genre à renoncer devant une négociation a priori difficile. Peut-être que la maladie de son chat aurait également de bonnes répercutions, finalement.
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Avatar : Yasmine Al Massri
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MessageSujet: Re: Une histoire de chats [Akila] Jeu 1 Déc - 16:40
Jour de congé et Sekhmet traînait dans le quartier des dieux. Elle était suffisamment de bonne humeur pour s’être glissée dans un bar à chicha et discuter avec une femme, une mortelle. Les deux femmes s’étaient liées d’amitié et la mortelle égyptienne adorait discuter avec son aînée. C’était une serveuse en pause, c’était pour cela qu’elle se permettait de discuter avec sa cliente. Le quartier coloré plaisait à la déesse égyptienne qui posa son regard foncé sur la pipelette en face d’elle. De longs cheveux noirs et soyeux, un teint hâlé, un sourire charmant, un regard foncé souligné par un trait de khôl. Quand Akila avait appris qu’elle était égyptienne, la déesse avait fait en sorte de l’amadouer. Maintenant la mortelle n’hésitait jamais à l’appeler qu’importe l’heure et le jour pour lui demander conseil et aide au cas où. Sekhmet n’en avait que faire de l’amitié, elle voulait une croyante dévouée, mais il faudrait du travail. Oh elle ne désespérait pas. La mortelle dut bientôt l’abandonner et la déesse termina sa bouffée de chicha avant de partir vers d’autres aventures. Elle était étonnement de bonne humeur et déambulait calmement dans les rues colorées du quartier. Cela sentait bon la nourriture, mais la déesse ne ressentait plus la sensation de faim, l’avait-elle ressentie un jour en fait ?

Elle n’était même pas sûre de cela. Le pas souple et élégant, elle se dirigeait vers l’animalerie. Elle hésitait à aller acheter un chat pour tenir compagnie à la femelle qu’elle possédait. Son appartement était grand et pourrait accueillir plusieurs chats. Elle se glissa dans la dite animalerie et flâna entre les rayons, observant les divers accessoires proposés. Il y en avait des sympas, d’autres complètement fous. Elle ne comprit pas trop pourquoi, mais clairement elle se dirigea vers le coin infirmerie de l’animalerie. Est-ce que quelqu’un allait la retenir ? Lui dire de dégager ? Non, le personnel était très occupé. Des petits picotements traversèrent Akila, elle n’était pas la seule non humaine ici. Son regard se promenait sur quelques silhouettes non humaines, qui paraissaient pourtant, très humaines. Elle se pinça les lèvres. Rê lui manquait, ses ordres lui manquaient. Elle était prisonnière ici, à attendre son roi. Oui Sekhmet était à fond dans la hiérarchie et obéissait. Ce n’était pas pour rien que dans le corps de cette mortelle, elle était militaire. La hiérarchie comptait dans ce corps de métier et personne n’essayait de lui grimper sur la tête. Ou du moins, une fois qu’elle avait prouvé sa valeur, elle avait la paix.

La femme avait un drôle d’instinct et continuait de marcher calmement quand un homme la bouscula. Elle leva son regard foncé sur lui, s’apprêtant à l’insulter, mais déjà il prenait la parole. Elle regarda cet homme s’excuser et qui portait un costume hors de prix visiblement et couvert de poil de chat. Quand il lui fit le coup de lui demander s’ils s’étaient déjà vus, Sekhmet soupira, agacée. « Désolé mon gars, mais cela se saurai si on se connaissait. » Elle plissa les yeux. Elle sentait bien son aura, ce n’était pas un simple humain et la méfiance l’envahit aussitôt. Surtout quand elle vit son sourire et qu’elle eut envie de le lui arracher. Il affirma la connaître et la déesse le sonda de son regard foncé. « Je ne vous connais pas, présentez-vous. » Son ton claquait sèchement, elle donnait un ordre, clairement. Pourtant elle sentait bien que cet homme qui n’en était pas un, ne devait pas être n’importe qui. La déesse recula d’un pas, non pas un signe de faiblesse, mais pour avoir assez d’espace pour pouvoir se défendre, au cas où. Son regard foncé brillait d’une lueur belliqueuse. Cela faisait plusieurs jours que Bastet n’était plus apparue. Le côté dominant de Sekhmet en profitait, elle avait souvent eu le dessus, sauf quand il avait fallu survivre à travers les siècles. Le côté plus doux de la déesse l’avait alors sauvée. « Je sens très bien qui tu es, homme. » Et elle n’était pas dupe. Elle continua de le déshabiller du regard, elle l’arme vengeresse de Rê, la déesse sans pitié qui adorait le sang. Elle avait beau protéger les femmes, elle était impitoyable envers les mortels. C’était ainsi que l’avait voulu Rê et c’était ainsi qu’elle était.




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