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Callahan ✝ La vie, c'est comme une boîte de chocolats
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Let your life be like Angel Food Cake...sweet and light
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MessageSujet: Callahan ✝ La vie, c'est comme une boîte de chocolats Mer 28 Sep - 21:06


Callahan Raleigh Haywood
aka Hadraniel
« La vie, c'est comme une boîte de chocolats : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. »



Entretien avec un ange


Salut toi ! J'me présente, je m'appelle Henri, je voudrais bien réussir ma vie et du coup, je fais une étude sociologique sur les divers groupes qui peuplent cette bonne vieille Terre et, miracle, t'as croisé mon chemin ! T'as du temps à m'accorder ? Ouais ? Super !

Dis-moi, j'suis curieux, si tu m'en disais un peu plus sur toi ? Ton nom pour commencer, ce serait déjà bien ! Les humains me connaissent sous le nom de Callahan Raleigh Haywood...on m'appelle aussi Cal ou Cally pour faire court. D'accord, d'accord...mais tu n'as pas un autre petit nom ? Tu sais de quoi je parle bien sûr *wink wink* Mon vrai nom ? Hadraniel, mais je l'utilise peu ces temps-ci. Plus beaucoup de gens pour le prononcer, malheureusement. Je me disais bien que je sentais un truc chez toi ! Hey, hey, dis-moi, t'es placé où dans la hiérarchie, du coup ? Ça m'intéresse ! Je suis une Vertu, deuxième choeur d'anges dans la deuxième hiérarchie. Oui, je sais, le nom fait assez désuet et ne reflète pas vraiment ma véritable fonction. Non, je n'inspire pas les gens à rester purs et vierges. Je redonne plutôt courage et force à ceux qui vacillent et qui se tournent vers la religion en temps de difficulté (humains comme anges, car nous ne sommes pas imperméables au doute). Je leur redonne la foi dans la Bonne Volonté de Notre Père. Ou du moins, je le faisais. Aujourd'hui, je me suis quelque peu éloigné de l'église pour me concentrer davantage sur le réconfort à moindre échelle. Je ne fais peut-être plus de miracles, mais j'essaie de rendre le monde un peu meilleur comme je le peux. Trop fort ! Tu connais peut-être mon pote, je pense qu'il fait partie de la même garnison que toi...mais vous êtes peut-être pas du même âge en fait...d'ailleurs, t'as quel âge ? Environ 4000 ans. Je n'ai jamais su véritablement quand j'ai été créé. Ah oui, tu le connais peut-être pas. Mais...y'a une raison particulière pour que tu sois sur Terre ? Si c'est pas indiscret, hein... J'ai été exilé pour désobéissance à mon supérieur hiérarchique, car je n'ai pas accepté un de ses ordres que j'estimais injustifié. J'ai évité la chute de peu. Hm, ok. J'ai mon pote qui m'a parlé de bruits de couloir bizarres...tu sais, le Grand Combat Final ? Enfin, ce sont des rumeurs pour l'instant hein...Mais euh, si ça s'avérait vrai, tu pencherais de quel côté ? Juste pour savoir, tu sais... définitivement du côté des humains et de la Terre. Je n'ai absolument pas la moindre envie de voir l'Apocalypse démarrer et détruire la plus grande oeuvre que mon Père ait créée.

D'accord, d'accord, passons à un sujet plus léger alors...as-tu fait l'effort ? J'étais curieux et j'ai fait l'effort, oui. Je dirais que je penche plutôt du côté des femmes. Oh, intéressant. Et y'a quelqu'un dans ta vie, en ce moment ? Non, il n'y a personne et je ne pense pas renoncer à mon statut de célibataire bientôt. Ce n'est pas tout à fait ma priorité. D'accord, d'accord, arrêtons de parler de tes amours, j'ai compris, ça me regarde pas. M'en veux pas, j'aime bien être au fait des choses !

Parlons un peu de ta vie terrestre à présent, c'est quoi ton occupation ? Je suis boulanger-pâtissier à Angel, Islington (non, je n'ai pas résisté). Ma boutique s'appelle Heavenly Delights. Pas mal, pas mal. J'adore ton apparence terrestre, au fait, j'ai jamais eu beaucoup de chance avec l'administration, moi, j'ai toujours eu des vieux moches ou des trop jeunes. Toi, on dirait que t'as 30 ans et plus tu ressembles à Sam Claflin, c'est la classe quoi ! Allez, une petite dernière pour la route et je te laisse tranquille...Comment tu te décrirais, niveau caractère, tempérament ? Pour ceux qui nous lisent, tu comprends, moi je sais tout. Je dirais que je suis plutôt du genre franc et sincère, parfois trop, c'est un peu ce qui m'a coûté ma place au Paradis, je n'ai jamais eu la langue dans ma poche et jamais vraiment su quand la fermer, ce qui me fait passer pour maladroit dans pas mal de situations. J'ai particulièrement pris en horreur les guerres auxquelles j'ai participé, bien que je sois un soldat, comme tous les anges, je n'ai jamais aimé ça, aujourd'hui, je suis pacifique et j'ai troqué mon épée de flammes (que je n'ai de toute façon plus) contre un tablier de pâtisser-boulanger. Ce qui me va parfaitement bien vu que j'ai un côté plutôt gourmand, depuis que j'ai découvert la nourriture terrestre, et que ce nouveau travail me permet de laisser libre cours à mon côté fantasque. Je reste malgré tout une Vertu et je n'aime pas voir les gens mal en point, j'ai un peu un côté protecteur et grand frère, comme on dirait aujourd'hui, que je n'arrive pas à gérer. Ce qui peut parfois finir en gâteaux distribués gratuitement...et si c'est sûr que c'est bien vu au Paradis, ce qui est certain, c'est que la générosité ne paie pas si bien que ça, sur Terre. Je n'aime pas parler de ma nature aux créatures surnaturelles que je croise (bien trop souvent des démons à mon goût) ou la révéler aux humains quelque peu sensibles. Je suis secret et buté, c'est comme ça. De toute façon, on peut toujours tout rediriger avec l'humour, non ? Enfin, moi, j'essaie, du moins.

Et bien merci beaucoup, ça a été un plaisir de bavarder avec toi ! A une prochaine fois peut-être ?


Il était une fois


Dès qu'on ouvre les yeux, au Paradis, on entend des voix. On entend les choeurs célestes, on entend la voix du Père. Plus tard, quand la religion chrétienne s'est répandue, les prières des humains. Mais à ma création, je me rappelle surtout de ça. Les voix, partout, tout le temps. J'imagine que c'est pareil pour tous les anges, mais j'ai toujours eu l'impression qu'elles résonnaient plus fort en moi, ces voix, comme si j'étais tout bonnement incapable de ne pas les entendre. Incapable de ne pas entendre la détresse, le désarroi, le doute. Mais aussi les ordres. Toujours les ordres.
Quand j'ai été créé, je savais déjà ma place et ma fonction. J'étais une Vertu, j'étais destiné à renforcer la foi et pousser à agir dans le droit chemin, redresser les égarés. Et c'est ce que je fis, pendant des millénaires. Anges en proie au doute qu'il fallait rassurer sur un Père de plus en plus distant et des plans de plus en plus incompréhensibles, des humains à qui il fallait redonner courage. Toujours j'ai écouté les ordres et obéi aveuglément. Mon seul défaut, le seul élément qui aurait peut-être pu faire penser à mon exil, était ma compassion pour les humains. Mais c'était dans mon code de fabrique alors qui d'autre à blâmer que Dieu ?
Des millénaires, je restais ainsi, à fournir mon aide quand je le pouvais, où je le pouvais. Je prenais plus souvent forme humaine que nombre de mes confrères anges parce que les humains parfois ne se satisfont pas de rêves à peine remémorés, de sensations diffuses, de miracles explicables par la logique, même si mes voyages restaient rares. Des millénaires, je combattis les démons qui représentaient une trop grande menace. Des millénaires qui auraient pu continuer encore et encore s'il n'y pas eu cette guerre (vous savez, la seconde guerre mondiale). Et cet ordre sur lequel je n'étais pas d'accord. Si mon supérieur, Eremiel, ne nous avait pas ordonné de décimer une ville austro-hongroise en entier, juste parce qu'il soupçonnait qu'une légion de démons s'y cachait parmi les civils, s'il n'avait pas montré son clair mépris pour toute vie humaine, son dédain pour tous ces humains qui avaient posé sur nous et lui, surtout, la Domination si brillante, un regard rempli de tant d'admiration et de soulagement, persuadés que nous étions la réponse à leurs prières...je n'aurais peut-être pas désobéi. J'aurais peut-être cru que c'était nécessaire. J'étais presque prêt à le faire, tellement étais-je habitué à obéir. Quand je descendis sur Terre, ce n'était pas des démons qui m'attendaient mais des humains, des enfants au regard apeuré, terrifié, quand ils se rendirent compte que nous étions là pour tuer et non pas pour aider, alors qu'auparavant j'avais toujours été accueilli avec joie, admiration. Ces regards arrêtèrent mon épée, semèrent le doute en moi. Durant toute cette guerre, les cris de détresse et de douleur m'avaient percé de part en part, m'avaient noyé. J'avais abandonné un bataillon de soldats qui avaient besoin de moi pour rejoindre mon supérieur. Était-on certains que le Duc recherché était là ? Fallait-il vraiment tuer tous ces gens innocents ? J'essayais de raisonner Eremiel, de lui proposer une alternative ; il ne m'écouta pas. Je ne vis que le même dégoût que Lucifer dans les yeux de mon supérieur et je refusai de le suivre. Je n'avais pas été là pour la guerre qui nous avait déchiré, mais je savais quel camp je choisissais : celui des humains. J'abandonnai mes semblables, sous les ordres véhéments d'Eremiel.
Malgré tout, mon acte de rébellion ne servit à rien. La ville fut quand même détruite. Aucun démon ne s'y cachait. Convoqué par la suite devant le Conseil des Dominations, je ne me suis pas repenti pour mes actions et mes tentatives de raisonnement se révélèrent vaines, comme pour mon supérieur. En signe de clémence, on me laissa toutefois le choix de ma punition : être rétrogradé simple ange ou être exilé sur Terre. Devant l'incompréhension du Conseil, je jetai mon épée de flammes aux pieds de mon supérieur et ami ; je fus exilé et ce fut Eremiel lui-même qui me jeta hors du Paradis. J'ai probablement échappé à la Chute de très peu.

D'ailleurs, techniquement, je n'ai pas chuté. Ni la grande chute, ni la petite, je suis toujours un ange. Mais pour moi, sur le moment, ce fut presque comme si on m'avait arraché les ailes. Je n'avais peut-être pas assez mesuré l'importance de mes actes avant de désobéir. Quand je me retrouvais, sur Terre, dans un corps que je serais obligé de garder pour le restant de mes jours, dans un pays ravagé par la guerre...je regrettai ma décision. Coupé des miens comme je ne l'avais jamais été durant mes derniers voyages sur Terre, assailli de part en part par le désespoir et la misère des humains, je maudis son acte fou et priai, suppliai qu'on me laisse revenir au Paradis. J'en ai honte aujourd'hui.
Évidemment, toutes mes supplications furent vaines. Pendant un an, je m'enfermai totalement dans mon malheur, maudissant la race humaine pour m'avoir inspiré la pitié, maudissant mes frères pour m'avoir jeté dehors pour sa désobéissance, maudissant mon Père pour laisser faire autant d'horreurs, maudissant les démons pour se repaître de ce chaos et de cette violence tout autour de moi. Je n'étais qu'amertume, rage, rancoeur. J'étais perdu et j'étais seul.
Et puis, au bout d'un moment, d'un long moment, je revins à la raison. Le geste plein de sollicitude d'une femme qui avait pourtant tout perdu, métier, maison, famille, à cause de cette guerre, me donna l'impulsion, le but que j'avais perdu de vue, me redonna mon identité. J'étais une Vertu. J'étais là pour redonner courage et force. Faiblir n'était pas dans ma nature.
J'aidai du mieux que je le pus pendant cette guerre. Refusant de me battre, je m'efforçai cependant de soigner les humains. Et si tous les mortels qui passaient sous mes mains s'en sortaient miraculeusement, eh bien...ce n'était pas comme si on allait me le reprocher, pas vrai ? Je sauvai des centaines des vies et n'en pris aucune, à ma grande fierté. Et puis la guerre prit enfin fin et je pus à nouveau respirer.
Longtemps, je cherchai ma place parmi les humains. Après tout, ma fonction angélique n'avait pas d'équivalent humain. Qu'aurais-pu être ? Soldat ? Je ne voulais plus me battre. Psy ? Je voyais déjà assez bien de malheurs partout. Prêtre ? L'idée d'entrer dans une église m'était encore trop douloureuse. Alors je me portais bénévole dans les œuvres de charité et les associations caritatives, j'aidai dans les soupes populaires, je distribuai des biens que je créais aux plus démunis. Je m'improvisai même coach pendant quelques étranges semaines avant de me rendre compte que ce n'était pas pour moi.
Et puis un jour, fatigué, trempé, j'errais dans une boutique dont la chaleur avait été comme le chant d'une sirène et dont l'odeur m'avait alléché. On me proposa un café gratuit avec un sourire et je ne pus refuser. Quand la patronne, que je reconnus plus tardivement comme une des bénévoles avec qui j'avais travaillé quelques mois auparavant, m'offrit un morceau de fondant au chocolat, je ne pus qu'accepter et mordre à peine dents dedans. Ce fut une véritable révélation.
Je décrouvris la Cuisine. Mais pas n'importe quelle Cuisine, non non, je découvris le principe de comfort food, ces petits plats qui font du bien quand on a le moral au plus bas. Et comme je me découvrais presque malgré moi une dent sucré, je me focalisai principalement sur la pâtisserie.
Oui, je découvrais cette merveille avec soixante ans (voire quatre mille ans si on voulait être vraiment technique) de retard, mais qui pouvait m'en blâmer ? Je n'avais jamais eu besoin de manger auparavant ! Je découvris, un peu par hasard, que la nourriture faisait du bien aux gens. Un gâteau au chocolat ou une tarte aux pommes faits avec amour donnaient le sourire et mettaient les gens de bonne humeur pour une partie de la journée. Et je trouvai là sa nouvelle vocation : redonner le sourire aux gens, à force de petits gestes. Ce siècle était un siècle de désillusion, la foi en Dieu et ses anges se perdait et je n'avais jamais été du genre à afficher ma véritable nature.
Désormais, je suis patron de ma propre boutique, un tea-room/pâtisserie-boulangerie dans les rues d'Angel, Islington (je sais, c'est facile, mais je n'ai pas pu résister). Ma rancoeur a disparu, ma vocation a été retrouvée. Je me sens bien mieux et en retour, je fais du bien aux gens.
Enfin...tout aurait été pour le mieux du monde si un jour une de mes clientes, une engeance du Mal, ne s'était pas retrouvée dans ma boutique à m'annoncer l'Apocalypse. Nouvelle confirmée peu de temps après par une ange passée dans le coin. Dire que c'est un choc serait un euphémisme. Le Grand Combat Final ? Je n'y suis pas du tout préparé. Et je n'en veux pas du tout.


Dessine-moi un mouton


Le ping du four retentit dans la cuisine. Les maniques sont de sortie. Pas parce que la chaleur lui ferait vraiment mal hein, il pourrait foutre ses mains dans le feu et ne risquerait probablement rien. Probablement. Mais au bout de soixante ans passés sur Terre, on commence à prendre des habitudes. Et on met des maniques pour sortir une tarte du four. Et on met un tablier. Couvert de farine. Parce que la farine a l'étrange don de toujours se retrouver absolument partout. Il serait prêt à parier qu'il s'agit d'une interférence démoniaque s'il n'était pas quasiment certain que la farine est un produit totalement humain, peut-être même plus ou moins d'inspiration d'angélique. Qu'à cela ne tienne. La farine et lui ne sont pas amis. Le blanc qui se retrouve souvent dans ses cheveux ou ses joues peuvent l'en attester.
Bon, il doit avouer qu'il aime bien les maniques aussi. Elles sont en forme de pattes d'ours, avec un effet de griffes, elles sont toutes douces et confortables et tout. C'est un cadeau, okay, on utilise les cadeaux qu'on vous offre, c'est la moindre des politesses. On s'en fout si la personne qui les a offertes ne les voient pas. C'est l'intention qui compte.
La tarte est posée délicatement sur le plan de travail, la meringue dorée à point. L'odeur de sucre flotte dans l'air et il ferme les yeux un minuscule instant pour savoir cet instant de quiétude. La boutique ouvre dans cinq minutes. La machine à café est déjà en route, les brownies, cupcakes, croissants et autres pains spéciaux déjà sortis depuis un moment, Emma est en train de découper les tartes et cheesecakes préparés plus tôt pour les mettre sur le présentoir. Tout va bien, tout est presque prêt. Manque plus que la tarte au citron meringuée et le tour est joué, il pourrait se prendre un Earl Grey tranquillement. Pas qu'il en ait réellement besoin, encore une fois, mais il y a pris goût, au thé, bien plus qu'au café. Ça doit être le fait d'habiter en Grande-Bretagne depuis cinq ans. Le temps est exécrable 364 jours par an, la pollution est à assommer un putois et la cuisine manque terriblement de finesse, mais...il n'y a endroit où les gens sont plus stressés et déprimés. Alors évidemment, il a fallu qu'il vienne s'installer ici. Ses desserts sont pour donner un peu de lumière à ces pauvres Londoniens qui ne voient le soleil que peut-être dix minutes par jour.
Certes, il aurait pu s'installer en Finlande. Le taux de suicide là-bas est atrocement élevé. Mais même pour lui, ne pas voir le soleil du tout pendant tout l'hiver est trop déprimant. Il aime le soleil, il aime la chaleur. S'il utilisait le chauffage comme un humain normal, sa facture crèverait le plafond. Heureusement que l'électricité n'est pas un souci. Il paie déjà ses impôts, c'est déjà pas si mal, non ?
L'heure tourne et l'aiguille tic toc. Techniquement, il pourrait ralentir le temps s'il le voulait vraiment et si c'était vraiment nécessaire. Mais ça ne sert à rien et ça épuise un peu, mine de rien. Ne pas être retourné au Paradis depuis tout ce temps laisse des traces. Et il doit déjà faire attention à ne pas abîmer le corps qu'il a reçu. S'il se fait tuer ? Il est un peu dans la merde.
Enfin, songe-t-il tout d'un coup plus sombrement. Vu comment apparemment les démons – ou  les anges, franchement, il n'en sait trop rien, les versions se contredisent – ont décidé de l'Apocalypse tous seuls...peut-être qu'il n'aura plus tellement de souci à se faire que ça.
« Cal ? La tarte est prête ? » La voix d'Emma le tire de son humeur sombre. Temps de ressortir le sourire Colgate.
« Oui, j'arrive ! »
Les minutes qui suivent sont calmes. La boutique ouvre au milieu du trafic londonien. Bientôt, les premiers habitants du coin en manque de sucre viendront chercher leur dose quotidienne de petit réconfort et possiblement de caféine avant de partir au boulot. Il se pose derrière le comptoir tranquillement, tablier enfariné rangé, cheveux plus ou moins en ordre, sourire en place.
Une silhouette se profile derrière la porte. La clochette tinte doucement. Et son sourire et sa bonne humeur matinale disparaissent comme neige fond au soleil.
Son premier client du jour pouvait pas être un humain. Évidemment.
Quelque part, son Père doit bien se foutre de sa gueule et dire « c'est le destin ». Si Hadraniel était un poil plus rebelle, il lui ferait un doigt d'honneur.


De l'autre côté du voile


Pseudo : Electric Soul
Âge : Quart de siècle dépassé
Joues-tu un inventé ou un prédéfini ? : Techniquement un PV mais comme je l'ai écrit... suspicious
Comment as-tu découvert le forum ? Je l'ai créé What a Face
Comment le trouves-tu ? Parfait Nul évidemment  Cool
Code du règlement : Je m'auto-valide  hehe
Quelque chose à ajouter ? Que la folie commence sadique






- KNOCKIN' ON HEAVEN'S DOOR -

Mama take this badge from me I can't use it anymore It's getting dark too dark to see Feels like I'm knockin' on heaven's door Mama put my guns in the ground I can't shoot them anymore That cold black cloud is comin' down Feels like I'm knockin' on heaven's door ▲ Bob Dylan
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Callahan ✝ La vie, c'est comme une boîte de chocolats
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